> Cent kilos de plastique remplacent le double ou le triple de matériaux traditionnels pour le même usage. La différence s'additionne en sécurité et se soustrait en légèreté. Le résultat, c'est des économies de carburant de l'ordre de 750 litres par véhicule (sur 150 000 km). Pour l'Europe de l'ouest, cela correspond à 12 millions de tonne de pétrole économisées chaque année, et à 30 millions de tonnes de CO2 annuellement non rejetées dans l'atmosphère.
Voiture solaire "Nuna" - crédit : APME
Simple outil de déplacement à sa naissance, l'automobile est devenue un produit complexe dont on exige toujours plus : fiabilité, sécurité, confort et esthétique, le tout à un prix attractif... Dans un marché français redevenu porteur bien que très concurrentiel (mondialisation oblige), les constructeurs automobiles ont sans cesse à relever de nouveaux défis : rationalisation des méthodes de production industrielle, étoffement et renouvellement fréquent des gammes, personnalisation du design des modèles, réduction des émissions polluantes, etc...
En partenariat étroit avec équipementiers et constructeurs, les plasturgistes proposent à l'ensemble de la filière automobile - de la conception des pièces à leur recyclage en fin de vie - des solutions technologiques innovantes dans le domaine des matériaux comme dans celui de leur mise en œuvre. En conjuguant performances techniques (bonne résistance à la corrosion et aux chocs, légèreté, liberté des formes, etc) et compétitivité des coûts, plastiques et composites sont devenus des matériaux indispensables à l'industrie automobile.
Les transports ont utilisé 700 000 tonnes de matières plastiques, soit 1,9% de plus que l'année précédente. Cette progression s'explique par la multiplication des applications plastiques dans l'automobile. En effet, 100 kilos de plastiques remplacent 2 à 3 fois plus de matériaux traditionnels pour le même usage. L'économie de poids qui en résulte entraîne une réduction de la consommation de carburant évaluée à 750 litres par véhicule (pour une durée de vie de 150 000 km). A l'échelon de l'Europe de l'Ouest, cela concerne une économie de pétrole de 12 MT/an, et une diminution des rejets de CO2 dans l'atmosphère d'environ 30 MT.